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Les bars historiques de Paris

17 avril of 2018 by

Paris est une ville de fête. Je dirais même plus, une ville d’apéro. Et ça ne date pas d’hier. Non ça fait un petit moment qu’on n’hésite pas à trinquer, à partager un petit verre ou une grande bouteille avec les amis dans un bar parisien. On a décidé de vous lister les bars historiques de Paris.

Les bars les plus anciens de Paris, oui des lieux historiques où depuis des décennies, voir des siècles pour certains bars, on fait la fête les samedi, on danse, on s’offre des godets, on trinque à la santé du roi, de l’Empereur ou encore du Président. Un peu de respect pour cet article, des siècles d’apéro vous contemplent !

L’Entracte – 1614

Bar l'Entracte

Le premier bar de Paris, tout simplement. En 1614, le lieu est appelé la Pissote : après avoir déposé les courtisanes au château du roi (nous sommes à deux pas du Palais Royal), les cochers venaient pisser et boire un petit verre.

Presque 400 ans plus tard, l’Apéro du Jeudi y posait ses pintes pour découvrir un lieu totalement hors norme et hors du temps. Les comédiens y viennent souvent après leur représentation au théâtre du Palais Royal (Jean Carmet et Jacques Villeret y avaient leurs habitudes).

On vous conseille les délicieux vins de l’Entracte, notamment les Bourgueil, le patron, haut en couleur étant originaire de la Loire.

L’Entracte 47, Rue Montpensier 75001 Paris
Mo Palais Royal

Le Procope – 1686

Procope à Paris

C’est donc en 1686 que Francesco Procopio dei Coltelli, gentilhomme de Palerme, décida d’ouvrir son débit de café. Très rapidement le lieu devint à la mode. Fontaine, Voltaire, Rousseau, Beaumarchais, Balzac, Hugo, Verlaine, Diderot, Benjamin Franklin… ils sont tous venus prendre un verre au Procope.

A la Révolution, il est devenu un lieu de rendez-vous important : Robespierre, Danton et Marat et même le lieutenant Bonaparte s’y retrouvèrent.

Aujourd’hui, le Procope est une institution. Même si c’est plutôt un restaurant, le Procope peut vous accueillir à son petit bar pour un verre de vin. J’ai eu la chance d’y dîner, je vous en parle ici.

Le Café Procope , 13 rue de l’Ancienne Comédie 75006 Paris
Mo Odéon

Le Grand Marché Stalingrad (la Rotonde) – 1788

Le Grand Marché Stalingrad

A l’origine bureaux des douanes des fermiers généraux (barrière de l’octroi qui permettait de récolter une taxe sur toute marchandise qui rentrait sur Paris), le bâtiment de Claude-Nicolas Ledoux, a été longtemps laissé à l’abandon, après avoir échappé à la fin du XIXème à la soif de destruction du baron Haussmann.

Mais depuis 5 ans maintenant, il est devenu un lieu de fête avec un restaurant, plusieurs bars et une superbe terrasse.

Le Grand Marché Stalingrad, 8 place de la Bataille Stalingrad 75019 Paris
Mo Stalingrad

Au Rocher de Cancale – 1804

Au rocher de Cancale

C’est en 1804 qu’Alexis Balaine ouvre son restaurant avec pour spécialité les huîtres au 59 de la rue Montorgueil. A deux pas du marché des Halles, et pas loin de l’Opéra, on venait déguster des huîtres après les spectacles. Balzac y venait souvent, il s’est inspiré pour ses personnages de la Comédie Humaine de nombre de client.

Après une faillite en 1846, plus tard, le restaurant finit par revenir rue Montorgueil mais de l’autre côté de la rue, au 78, son emplacement actuel. On peut donc siroter un petit verre de blanc avec des huître dans cette rue Montorgueil si emblématique, le tout dans un décor néo-renaissance remarquable.

Le Rocher de Cancale, 78, rue Montorgueil, 75001 Paris
Mo Châtelet Les Halles

Le Montparnasse 1900 – 1858

Montparnasse Paris

Si Saint Germain des Prés est le quartier phare de la rive gauche, Montparnasse a connu son heure de gloire question vie intellectuelle et artistique. On retrouve certains noms que vous allez lire dans les cafés suivant : de Picasso à Modigliani, en passant par Cocteau, Trotski ou encore Fitzgerald.

Classé monument historique, cette brasserie typique parisienne, passe en 1903 « bouillon » Chartier puis Rougeot, il accueille aujourd’hui ses clients dans un décor typique des années 1900.

Le Montparnasse 1990, 59, boulevard Montparnasse 75006 Paris
Mo Montparnasse

Le Delaville Café – 1860

Delaville Café

Imaginez l’effervescence des Grands Boulevards à la fin du XIXème siècle. C’est the place to be pour faire la fête. Le Chef Jean-Nicolas Marguery crée en 1860, la maison parisienne des grandes réceptions : Le Marguery. S’y rencontrent artistes, femmes mondaines et hommes d’influence.

Le Marguery est à l’époque l’une des maisons closes les plus fameuses de la capitale. C’est bien plus tard qu’il deviendra le Delaville Café. Mais vous retrouverez le décor et les mosaïques de la maison close de luxe du Marguery.

Nous y avions organisé un bel apéro de Noël.

Delaville Café, 34 boulevard Bonne Nouvelle, 75010 Paris
Mo Bonne Nouvelle

Le Café de la Paix – 1862

Café de la Paix

Restaurant phare du tout nouveau quartier de l’Opéra d’Haussmann en 1862, le café du Grand Hôtel de la Paix ouvre ses portes. C’est tout de suite le succès pour ce café qui devient à la mode. D’Emile Zola à Oscar Wilde en passant par Guy de Maupassant, Maria Callas et Marlène Dietrich, on y boit un verre avec des stars.

En 1896, on y projette même les premiers films cinéma. Avec son plafond Garnier (il a été rénové en 2002), le Café de la Paix est l’une des mémoires de Paris !

Le Café de la Paix, 5, place de l’Opéra, 75009 Paris
Mo Opera

Les Deux Magots – 1885

Les Deux Magots

Prenant la suite d’un magasin (lui ouvert en 1812), ce café bar de Saint Germain devient rapidement le port d’attache de Verlaine, Rimbaud et Mallarmé. La légende des Deux Magots est lancée. Mais c’est en 1933 que le café prend encore une autre dimension avec des artistes comme Louis Aragon, André Gide, Jean Giraudoux, Picasso, Fernand Léger, Prévert, Hemingway qui viennent y prendre l’apéro.

Les surréalistes avec André Breton et les existentialistes autour de Sartre et Beauvoir y sont des clients plus que réguliers.

Le bar n’a rien perdu de sa légende aujourd’hui, puisqu’il reste très fréquenté par les personnalités du monde des arts, de la littérature, de la mode et de la politique… et des touristes du monde entier of course.

Les Deux Magots, 6 Place Saint-Germain-des-Prés, 75006 Paris
Mo St Germain des Prés
Ouvert de 7h30 à 1h

Le Café de Flore – 1885

Café de Flore

Voisin des Deux Magots il est ouvert la même année. Si il connu un succès aussi rapide que son voisin, vers 1913, Guillaume Apollinaire investit les lieux. Les Surréaliste (1917) sont quasi nées ici avec André Breton et Louis Aragon.

Dans les années 30, on reconnait au Café de Flore une ambiance unique. Georges Bataille, Pablo Picasso, Rayond Queneau y viennent prendre un petit godet.

Mais c’est véritablement Jean-Paul Sarte et Simone de Beauvoir qui en font leur QG et qui font du Café de Flore un lieu emblématique.

La Café de Flore, 172, boulevard Saint Germain 75006 Paris
Mo St Germain des Prés

Le Delaville Café – 1860

Le Harry’s New York Bar – 1911

Harry's New York Bar

Un américain à Paris ! En 1911, un Yankee décide de démonter son pub de New York pour s’installer rue Daunou à Paris. Et ça marche. Le superbe pub devient le repère des américains à Paris. Hemingway, Sartre (à peu près cité dans tous les bars de cet article) ou Blondin sont venus prendre l’apéro ici.

On y a créé des cocktails célèbre comme le Bloody Mary ou le White Lady, on y sert plus de 300 whiskies et pas mal de bière. Jeudi et vendredi c’est jazz au Harry’s, d’ailleurs Gershwin y a composé son célèbre « Un Américain à Paris ».

Le Harry’s New York Bar, 5 rue Daunou, 75002 Paris
Mo Opéra

Alors que dîtes-vous de ce manuel d’histoires parisiennes autour de l’apéro ? Quel est votre bar historique préféré ? On en aurait oublié un ou deux ? N’hésitez pas à nous laisser votre commentaire !

Le Socail Bar à Paris

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